je me fais croire que le rire est la meilleur arme contre la douleur.... se forcer à rire même quand on n'en n'a pas envie... j'en ai marre de rire... je câche un mal que personne ne soupçonne... dont tout le monde s'en fou .... et pourtant ce mal continue à me ronger car il n'a pas besoin des autres pour exister... il prend sa force de l'indifférence et du menfoutisme sans limite de ceux qui m'entourent et qui m'ont fait croire que j'étais chère à leur yeux ....c'est aussi ca la vie, c'est aussi te donner l'illusion que tu comptes pour quelqu'un pour ensuite te prouver que t'es pas seulement un rien à ses yeux, car un rien aurait plus de valeur que tu n'en n'aura jamais !
et on reviens toujours au même point de départ, et on revient toujours au même constat, le monde ne s'arrêtera pas sur toi, ni pour quiconque, le monde est une industrie qui se fou de la gueul du monde !, tu crois que tu as de l'importance aux yeux de quelqu'un, tu crois que tes souffrances sont bien plus insuportables pour cette personne qu'elle ne le sont pour toi pour ensuite réaliser que le jour ou tu vas crever, on versera des larmes, et tu ne sera plus qu'un souvenir, si t'as de la chance on évoquera ton nom avec une certaine nostalgie, mais très vite tu finira par appartenir au mondes des oubliettes.... déjà que vivant tu en faisais déjà partie.... tu ne feras que lui être fidèle après ta mort .... place a baudelaire ...
( Baudelaire )
Le mort joyeux
Dans une terre grasse et pleine d'escargots
Je veux creuser moi-même une fosse profonde,
Où je puisse à loisir étaler mes vieux os
Et dormir dans l'oubli comme un requin dans l'onde,
Je hais les testaments et je hais les tombeaux ;
Plutôt que d'implorer une larme du monde,
Vivant, j'aimerais mieux inviter les corbeaux
A saigner tous les bouts de ma carcasse immonde.
Ô vers ! noirs compagnons sans oreille et sans yeux,
Voyez venir à vous un mort libre et joyeux ;
Philosophes viveurs, fils de la pourriture,
A travers ma ruine allez donc sans remords,
Et dites-moi s'il est encor quelque torture
Pour ce vieux corps sans âme et mort parmi les morts !